© Erwan Fichou

PERFORMANCE — Dans un parking souterrain – lieu de tous les fantasmes liés à nos enfers contemporains de l’urbanisme, se déploie un inquiétant rituel motomachique. Le public circule autour d’une arène au centre de laquelle s’affrontent un motard et un danseur au son du clavecin.

Sur le bitume se joue un duel entre le cascadeur sur sa moto — objet qui se conçoit comme une extension du corps — et un être hybride, inidentifiable sur le plan du sexe, du genre, de l’époque et de la provenance, incarné par François Chaignaud. Au clavecin, Marie-Pierre Brabant devient femme-radio, chef d’orchestre des désirs et des angoisses du souterrain.

Le danseur travesti et le cascadeur se livrent à un rituel qui transforme le parking en arène. Il s’y déroule un duel violent entre une moto et un homme, entre l’humain et l’objet.

Une chorégraphie de prédateur, aux références cinématographiques (de « Crash » de David Cronenberg au « Parking » de Jacques Demy) aussi bien qu’à la tauromachie, au flamenco et à certains rites chamaniques mexicains.

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Radio Vinci Park propose un regard riche, pluriel et assez peu conformiste sur la relation amoureuse. 


CREDITS
Mise en scène :
Théo Mercier
Danse, chant, chorégraphie :
François Chaignaud
Clavecin et arrangements musicaux :
Marie-Pierre Brébant
Stunt :
Cyril Bourny
Production :
Vlovajob Pru
Coproduction :
La Ménagerie de verre – Paris, Festival Actoral – Marseille, La Bâtie – Festival de Genève, CDN Nanterre-Amandiers