©Orpheas Emirzas

DANSE — Un chœur de cinq personnes dans le rôle de Médée propose une nouvelle lecture des enjeux éthiques et politiques de l’œuvre remise dans le contexte actuel. Comment Médée parlerait, danserait et se vengerait en 2019?

Médée n’a jamais disparu. L’héroïne emblématique d’Euripide a, à sa manière, hanté tous les modes de création artistique. Du cinéma à la danse moderne, en passant par l’opéra voire les arts plastiques et visuels, aucun autre personnage n’aura eu une telle influence à travers les siècles. Car, en dehors de son statut mythologique indéniable, Médée incarne aussi le paradoxe d’un schisme intérieur: l’Autre en Soi.

Au travers de réflections contemporaines philosophiques et politiques, O Medea se focalise à la fois sur les aspects historiques de Médée et sur les représentations de la psyché féminine qui défie le temps. Les dilemmes de l’héroïne et les éléments rituels du mythe se transforment en autant d’histoires personnelles d’un chœur composé de cinq voix qui redonne vie au personnage de Médée en donnant voix à leurs propres histoires et leurs propres questionnements. En essence, ce sont des “Médée” — dans la mesure où ce serait possible : le rôle de l’héroïne qui se divise en cinq performeurs distincts. 

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CREDITS
Une performance de
: Trajal Harrell en tant que Médée en tandem avec la compagnie de danse : Titalayo Adebayo, Frances Chiaverini, Maria Silva, Vania Doutel Vaz
Dramaturgie: Debra Levine
Éclairages: Stéfane Perraud
Scénographie: Erik Flatmo et Trajal Harrell
Musique – Costumes: Trajal Harrell
Produit par: Manchester International Festival
O Medea est commandé par Onassis Stegi, Manchester International Festival et Kampnagel (Hamburg) en association avec l’Arts Center à NYU Abu Dhabi.